Un air intérieur pur constitue la première et principale raison de convertir des immeubles résidentiels en habitations sans fumée.

Si la fumée de tabac secondaire ne se propageait pas et demeurait confinée dans l’endroit où le tabac est fumé, nous ne recevrions pas des plaintes toutes les semaines par téléphone ou par courriel de la part de gens qui sont involontairement exposés à ce contaminant dans leurs propres demeures.

À cause des différences de pression entre les logements, entre les étages et entre l’intérieur et l’extérieur d’un immeuble résidentiel, l’air (et la fumée de tabac secondaire) peut se propager en empruntant différentes voies :

  • à partir du balcon ou de la terrasse d’un voisin, ou encore à partir d’une aire commune extérieure;
  • par les portes ou les fenêtres ouvertes;
  • par les prises de courant, les prises de téléphone ou du câble ou les boîtes électriques au plafond;
  • par les fissures et les brèches autour des lavabos, des comptoirs, des fenêtres, des portes, des murs ou des plafonds suspendus;
  • par les systèmes de ventilation ou les échangeurs d’air.

Selon la recherche, jusqu’à 65 % de l’air dans une unité résidentielle peut provenir des autres unités du même immeuble. Bien des gens pensent que les infiltrations de fumée de tabac secondaire sont uniquement un problème dans les immeubles plus vieux qui comportent davantage de fuites d’air. Bien qu’il soit vrai que ces immeubles présentent des problèmes de circulation d’air, ils ne sont pas les seuls. Des gens qui demeurent dans un nouvel immeuble rapportent également des infiltrations indésirables de fumée de tabac secondaire. Par contre, les fuites d’air dans ces immeubles ne sont pas toujours aussi faciles à déceler.

La Société d’habitation du Québec a estimé en 2016 qu’environ 45% des ménages québécois occupaient soit un condominium ou un logement. Par ailleurs, selon les derniers résultats de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (2015), on se retrouve toujours avec une proportion de 19% de fumeurs actuels au Québec. En principe, on peut donc retrouver au moins une personne qui fume quotidiennement ou occasionnellement dans près de 20% des résidences au Québec (Cette enquête ne permet pas toutefois de savoir quelle est la proportion de fumeurs qui habitent dans chacun des types d’habitation). Un autre sondage, l’Enquête canadienne sur le tabac, l’alcool et les drogues, révèle que 9,4% des jeunes entre 12 et 17 ans sont toujours exposés à de la fumée de tabac secondaire dans leur propre résidence (Avec ce sondage, il n’est pas possible de savoir non plus si la fumée de tabac provient d’un fumeur dans la même résidence ou encore de fumeurs habitant dans une ou plusieures résidences voisines).

Avec un taux de tabagisme de 19% au Québec, il est clair que la très grande majorité des Québécois ne fument pas et préfèrent un environnement sans fumée. Il est également utile de rappeler que la fumée de tabac secondaire cause de nombreuses maladies et des décès prématurés chez des enfants et des adultes non-fumeurs et présente surtout un problème pour les personnes aux prises avec des maladies chroniques ou des problèmes comme l’asthme, l’emphysème ou des troubles cardiaques, parce qu’elle aggrave leur état de santé.

Un règlement interdisant de fumer se traduit par un environnement intérieur plus propre pour tous les occupants en plus de réduire les risques d’incendies. En ce moment, les produits du tabac (cigarettes, cigares, pipes) demeurent la cause la plus importante d’incendies mortels au pays.

Vous pouvez télécharger ici une infographie que vous pouvez utiliser comme outil de communication pour présenter les principaux arguments en faveur d’un environnement complètement sans fumée dans votre immeuble résidentiel.

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